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Pourquoi le plaisir immédiat conduit à l’insatisfaction permanente

« Un jour, je… »

Un jour j’écrirai mon premier livre, je lancerai mon blog, j’apprendrai l’anglais…

C’est le genre de phrases qu’on entend partout, tout le temps.

Mais combien concrétisent ce à quoi ils aspirent ?

Très peu.

Pourtant, c’est rarement le talent, la chance ou l’intelligence qui leur manque, mais pour un attribut bien plus basique.

L’incapacité à renoncer au plaisir immédiat.

Faire preuve d’abnégation, c’est la différence fondamentale entre ceux qui réussissent, et tous les autres.

Prenons un exemple ô combien courant !…

Les gens qui veulent perdre du poids sont nombreux ; quelques-uns y parviennent, mais beaucoup échouent.

Toutefois, maigrir n’est pas si difficile en soi. Ça ne demande ni chance ni talent particulier.

La tâche se résume à peu près à ceci : surveiller son alimentation, se dépenser et persévérer.

Rien de sorcier.

Ceux qui réussissent se distinguent dans leur détermination à résister aux multiples tentations qui procurent un plaisir sur l’instant, mais les détournent de leur objectif — aliments caloriques, grignotage et indolence.

Tous les autres échouent parce qu’ils finissent irrémédiablement par succomber à ces tentations.

Je ne prétends pas qu’il est simple de renoncer au plaisir immédiat. Au contraire, là réside justement la difficulté de tout accomplissement qui vaut la peine d’être atteint !

Mais, comme dit l’adage : Celui qui veut entreprendre trouve les moyens ; celui qui ne veut pas trouve les excuses .

Trop souvent les excuses servent à légitimer à tort le choix du plaisir immédiat aux dépens de ses objectifs.

  • Rester vautré sur son canapé à regarder la télé plutôt que courir ;
  • Manger des chips plutôt que de rester à jeun ;
  • Le fast food plutôt que les légumes ;

Et la plupart d’entre nous sommes des « experts en excuses » !…

Ils aimerait faire ou obtenir ceci ou cela, mais sans payer le prix d’aucun renoncement.

Le renoncement est temporaire, pas définitif

En bon indépendant, j’organise mon quotidien à peu près comme il me plaît.

Chaque matin au réveil, plusieurs choix s’offrent à moi.

Je peux démarrer la journée en me mettant immédiatement au travail, et avancer sur mes projets.

Ou je peux atermoyer, rester dans mon lit, regarder la télé, jouer aux jeux vidéo, traîner sur les réseaux sociaux, etc., en me disant que le boulot peut bien attendre.

Je préfère la première option.

Pas parce que je préfère écrire, mais parce que j’ai conscience qu’il s’agit du prix à payer pour garder mon indépendance et faire ce que j’aime.

Est-ce que je renonce à toute forme de divertissement pour autant ?

Absolument pas.

Il ne s’agit pas d’abandonner tout ce qui procure du plaisir ; seulement de donner la priorité aux tâches importantes.

Renoncer au plaisir immédiat, c’est renoncer temporairement au plaisir.

Rien ne m’empêche de me vautrer sur le canapé en fin de journée — après avoir bien travaillé. Comme rien n’empêche un type de sauter un entraînement ou savourer un muffin après qu’il a perdu 10 kilos, pourvu que l’objectif soit atteint.

Renoncer au plaisir peut durer quelques minutes, heures, jours ou semaines., mais lorsque vous êtes arrivé à vos fins, libre à vous de relâcher (un peu) vos efforts.

Votre satisfaction n’en sera que meilleure !

Les nombreuses fois où vous aurez à faire le choix entre (1) quelque chose d’agréable mais improductif, ou (2) cheminer vers un désir ambitieux qui vous procurera une satisfaction permanente, pensez-y !

Votre capacité à résister (temporairement) à la tentation du plaisir immédiat est une qualité qui fait la différence entre la réussite et l’échec.

-Chris

Un simple principe pour réussir n’importe quoi

Chacun d’entre nous aspire à quelque chose.

Pour certains, c’est de mieux gagner sa vie, ou dans des conditions plus agréables.

Pour d’autres, c’est avoir une vie sentimentale plus épanouie, une meilleure santé ou spiritualité.

On pourrait étoffer la liste d’exemple, mais qu’importe l’objet de votre desideratum : lancez-vous pour l’atteindre !

N’ayez pas peur d’échouer ; faites le pari de réussir.

On regrette rarement d’avoir essayé, mais trop souvent de n’avoir rien tenté.

Le succès : ce jeu de probabilité…

J’ai lu une pléthore de livres sur la réussite. J’ai aussi fréquenté des personnes qui ont réussi là où beaucoup se sont abstenus d’essayer, et j’ai moi-même réalisé quelques prouesses en dehors des contingences.

Dans tout succès il existe un principe, le même que pour les jeux de probabilité.

La réussite pointe rarement son nez au premier coup.  Ni même au deuxième ou au troisième. Le chemin qui mène à la réussite est bordé d’échecs. Mais chaque échec nous rapproche de la réussite.

Notre boulot consiste à mettre les probabilités un maximum de notre côté, et d’essayer encore et encore.

Si vous partez au casino jouer à la roulette, vous savez que vous allez devoir ponter et perdre plusieurs fois avant de gagner une fois.

Gagner du premier coup est possible, mais très rare. Le plus souvent, il faut retenter sa chance 10 fois, 100 fois, pour gagner.

La différence notable avec le succès, c’est que ce dernier n’a besoin d’être atteint qu’une seule fois. Au jeu de hasard, si vous gagnez une fois sur cent, vous ne récupérerez peut-être même pas votre mise initiale. Mais si après avoir échoué 100 fois vous parvenez à réussir, vous avez gagné la partie.

Thomas Edison a échoué 1000 fois avant d’enfin inventer l’ampoule électrique.  Il n’en demeure pas moins qu’aux yeux de l’histoire il est resté un des plus grands génies.

Chaque raté est un pas vers la réussite

Nos échecs nous rapprochent toujours un peu plus de la réussite.

La plupart des gens ont peur d’agir parce qu’ils savent qu’ils risquent d’échouer la première fois.

  • Vous aimeriez aller parler à cette fille que vous venez de croiser, mais vous savez que vous allez être maladroit et ne saurez pas quoi lui dire.
  • Vous aimeriez devenir écrivain(e), mais vous n’osez pas dévoiler vos idées et votre prose au grand public parce que vous serez critiqué.
  • Etc.

Soit !, vous avez raison d’avoir peur. Il faut être réaliste, si vous passez à l’action vous allez (très certainement) échouer.

  • Les filles ne sont pas toutes assistantes sociales, elles n’ont pas de temps à perdre avec un type qui vient de nulle part et qui bégaye.
  • Votre première publication sera fade, pompeuse, parsemée d’erreurs ; je sais de quoi je parle.

Dans tout ce que vous allez faire la première fois, vous  échouerez…

Mais ce n’est pas le plus important.

L’essentiel, c’est de persister.

Chaque échec est une expérience ; une leçon pour mieux faire la prochaine fois.

La prochaine fois…

  • Vous saurez un peu mieux gérer votre nervosité et tenir la conversation.
  • Les critiques constructives vous diront ce qu’il a à améliorer et vous aurez moins peur de passer pour un scribouillard.

Ensuite, peu importe s’il faut rejouer 10, 100 ou 1000 fois, à chaque tentative vous apprendrez quelque chose de nouveau. Et vous finirez par obtenir le résultat que vous désirez.

Le succès est, en grande partie, une affaire de persistance.

~Chris Berman

3 choses que vous devez faire TOUS LES JOURS pour progresser à l’écrit

Peu importe d’où nous partons. Seul là où nous allons, la direction que nous empruntons en ce moment même, compte. Dans la vie, rien n’est jamais vraiment figé. Notre personnalité et état d’esprit, nos connaissances et compétences, etc., tout évolue continuellement.

Oui, tout est difficile avant de devenir facile ; et s’améliorer, quel que soit le domaine, demande de l’investissement et de la patience. Mais, c’est la bonne nouvelle, tout finit par réussir à ceux prêts à en payer le prix.

Si vous souhaitez progresser à l’écrit, il ne tient qu’à vous de TRAVAILLER jour après jour pour avancer dans cette voie. Cela commence — à mon humble avis — par intégrer dans son quotidien les 3 choses qui seront énumérées subséquemment.

J’ignore qui vous êtes, votre niveau et vos intentions. Cela dit, je peux vous garantir qu’en appliquant ces conseils vous allez faire beaucoup, beaucoup de progrès au fil des semaines et des mois à venir.

Assez de suspens : voici les 3 choses à faire tous les jours pour progresser à l’écrit.

#1 – Lire.

progresser à l'écrit
Lire chaque jour permet de progresser à l’écrit

Si progresser à l’écrit vous tient à cœur, vous devriez considérer la lecture comme un véritable exercice, non pas comme un simple loisir.

Il n’y a pas de secret, pour bien écrire vous devez faire partie des (rares) personnes qui lisent une pléthore de livres ou d’articles chaque mois.

Lire est une compétence. En pratiquant chaque jour, vous lisez mieux et plus facilement. Vous vous immergez vite dans votre lecture, allez plus vite, êtes plus rapide, plus sensible au style de l’auteur, retenez les informations.

Lorsque vous ne lisez qu’épisodiquement, en revanche, vous peinez davantage à avancer et tirer profit de vos lectures. Et, quand vous ne lisez presque jamais, vous êtes incapable de rester concentré sur plus de trois paragraphes !

Comme pour un athlète, c’est par un entraînement varié au quotidien que l’écrivain progresse dans sa discipline.

En outre, la lecture fait entrer les nouvelles connaissances, idées et réflexions dans son esprit — dont on peut se servir et qui nourrissent son inspiration.

L’inspiration est comme le tonneau des Danaïdes : il faut s’emplir sans cesse d’idées et d’informations pour qu’elle reste débordante. Sinon, c’est la sècheresse. La panne d’inspiration !

En remplissant notre matière grise chaque jour, notre inspiration reste bonne.

En somme, il faut lire quotidiennement ; plusieurs heures, si possible.

#2 – Écrire, écrire, et encore écrire. 

 

Le seul endroit où le succès précède le travail, c’est le dictionnaire.Vidal Sassoon

Qui devient bon dans une discipline sans jamais la pratiquer ? Personne. Pour progresser à l’écrit, il faut écrire. Point.

Bien sûr, ce n’est pas miraculeux. Je doute qu’on puisse exceller seulement en écrivant, même en y passant un nombre incommensurable d’heures. Sans lire, sans une culture littéraire et un vocabulaire assez riche, sans recueillir les conseils d’autres écrivains, on reste (trop) limité.

Cependant, personne n’apprend par magie. Écrire tous les jours n’est certes pas l’unique prérequis, mais c’est un pilier essentiel pour progresser à l’écrit.

Deux à trois heures par jour me semble être le strict minimum. J’y inclus l’édition : relire plusieurs fois ses textes pour les améliorer et les corriger. C’est en général le plus gros du travail d’écriture.

#3 – Élargir ses connaissances 

Il faut cultiver notre jardin.Voltaire

On n’en finit jamais d’apprendre !

Parfois, c’est une figure de style ou une règle de grammaire qu’on ignorait. D’autres fois, c’est un mot de vocabulaire ou un conseil utile.

Chercher à étendre ses connaissances pour devenir meilleur est important.

À titre personnel, dès que je découvre un nouveau mot, je le note immédiatement, avec sa définition, sur une fiche que je placarde sur mon mur. Ensuite je le relis une à deux fois par jour jusqu’à être capable de le réutiliser spontanément — à l’oral comme à l’écrit. Ainsi, chaque jour je révise une bonne trentaine de mots pour les retenir.

Je fais pareille avec la grammaire. Quand je prends connaissance d’une règle, je la recopie et l’affiche au mur pour la relire tous les jours.

Astuce : Depuis quelque temps j’utilise Antidote 9. C’est un correcteur d’orthographe à la fois performant — il repère la plupart de mes coquilles — et pédagogue. Quand une faute a été commise, il donne des détails sur la règle de grammaire qui n’a pas été respectée.

À force de passer mes textes au détecteur d’orthographe, je retiens une règle de temps à autre. Cela me permet d’apprendre de mes erreurs — dont je n’aurais pas eu conscience sans cet outil.

Saviez-vous par exemple qu’on utilise toujours l’indicatif après « le fait que… » (jamais le subjonctif) ? Donc, écrire « Le fait qu’il soit à l’heure » est grammaticalement inexact ! Cela fait partie des quelques règles peu connues que mon correcteur m’a enseignées.

Outre cela, il est important de consulter régulièrement des livres, articles ou vidéos touchant de près ou de loin à l’écriture.

Évidemment, vous devriez lire des ouvrages dédiés au sujet (notamment, « Écriture : Mémoire d’un métier » de Stephen King). Mais ne vous cantonnez pas à cela. On peut trouver des astuces sur la productivité, l’organisation, la concentration, la motivation, le SEO (pour mettre en avant ses textes sur les moteurs de recherche), etc., etc.

Qui sait : parfois un conseil découvert par hasard peut changer bien des choses !

Et par le cumul de bonnes recommandations — aussi basiques puissent-elles être — on peut incroyablement progresser ; améliorer à la fois sa prose, sa créativité, sa rapidité de rédaction, mais également le revenu qu’on perçoit par le biais de cette activité.

Dans vos lectures quotidiennes (voir #1), vous devriez inclure du contenu d’information de ce genre.

Conclusion : Comment progresser à l’écrit

Lire, écrire et acquérir des connaissances peuvent, si vous faites ces 3 choses jour après jour, vous permettre de progresser à l’écrit plus rapidement que n’importe quel atelier d’écriture.

Si vous lisez des biographies d’auteurs célèbres, vous remarquerez qu’être écrivain n’est pas un métier comme un autre. C’est plus : un style de vie à part entière ; un style de vie qui demande du dévouement.

À l’évidence, sauf si vous visez le Prix Nobel, vous n’aurez pas à écrire 8 heures par jours et passer le reste de votre temps à lire ou retenir les mots du dico. Mais si vous souhaitez produire du contenu qui mérite d’être lu, adopter un style de vie adéquat est une nécessité.

Même un amateur de marathon se doit d’avoir une hygiène de vie adaptée à son sport, n’est-ce pas ? Sinon il finirait sur les rotules après quelques kilomètres…

C’est idem pour celui qui aspire à écrire. Et, croyez-en mon expérience, il n’y a rien de plus frustrant que de vouloir coucher ses idées sur le papier, mais en être incapable. Lire, écrire et apprendre chaque jour sont les 3 choses qui vous rendent compétent pour le faire.

– Chris Berman

De l’importance de l’estime de soi ! (+ 2 astuces pour l’améliorer)

Si je vous dis « cette personne a une forte estime d’elle-même », à quoi pensez-vous ? Quelle image vous vient tout de suite en tête ?

Est-ce celle d’une personne vaniteuse, narcissique, arrogante, se croyant bien mieux qu’elle ne l’est ?…

Si oui : vous avez tout faux. Une personne qui s’estime est absolument l’inverse.

Une personne qui s’estime, estime les autres et n’a pas l’impression de se prévaloir contre quiconque. Elle est authentique parce qu’elle s’accepte telle qu’elle est, avec ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses.

On a tort de considérer l’estime de soi comme un défaut. C’est une qualité. Et non des moindres : de celles qu’on devrait tous vouloir développer, avec autant d’obsession qu’un culturiste pour ses biceps.

Votre estime de vous-même détermine la qualité de votre vie. Elle délimite vos ambitions, vos performances et la qualité de vos relations. En manquer ne peut que vous desservir et en avoir trop est impossible. Plus vous en avez, mieux c’est.

Malheureusement, nous avons tendance à la négliger, et beaucoup de nos croyances et habitudes la dégradent. Peut-être pensez-vous qu’il faille avoir une basse estime de soi pour avoir une grandeur d’âme , ou que peu s’estimer rend plus estimable. Or, c’est le contraire qui est vrai.

La perception de soi-même

La perception de soi, autrement dit la manière de se percevoir – à travers son imagination, ses « yeux intérieurs, –  détermine maintes choses. Elle définit ce que nous pensons être capables de faire, les objectifs que nous nous fixons, à quel point nous persistons pour les atteindre. Elle définit nos actions et leurs résultats.

En psychologie, on appelle cela l’effet Pygmalion.

Chacun d’entre nous avons nos propres perceptions de nous-mêmes pour chaque domaine.  Par exemple, j’ai une perception de moi-même en tant qu’écrivain. Je me perçois (inconsciemment ou presque), d’une certaine manière, à travers mon « regard intérieur ». Cela m’amène à avoir des pensées et des ressenti spécifiques qui ont une influence sur mes performances lorsque j’écris.

J’ai aussi une perception de moi-même en tant qu’orateur : lorsque je parle à une personne, ou un groupe, ou lorsque je m’imagine le faire, j’ai des pensées et sensations particulières.

Et, bien entendu, j’ai une perception de moi-même en tant qu’individu en général. Et ces pensées et émotions ont une influence sur mes attitudes, mes attentes et mes performances.

L’effet pygmalion en action

j’ai lu dans un livre de Brian Tracy, Maximum Achievement, une petite histoire qui illustre tout à fait l’influence de la perception de soi sur nos attentes et nos performances.

Un jour, un jeune étudiant – très brillant – fut soumis à un test d’évaluation des compétences avant son entrée à l’Université.

Il découvrit le résultat un peu plus tard : 99.

Ce chiffre signifiait qu’il avait obtenu un score supérieur à 99% des autres élèves ayant passé le test. Un résultat excellent en somme.

Seulement, au lieu de l’interpréter comme il aurait dû, il crut qu’il s’agissait de points de quotient intellectuel. Et, comme il savait que le QI d’un individu moyen est supérieur à 100, il se mit à penser que son intelligence était limitée, trop sans doute pour réussir ses études supérieures.

Qu’arriva-t-il ensuite ? Je vous le donne en mille : il eut des notes catastrophiques au premier semestre, bien en deçà de ses capacités réelles. Si bien que le directeur de son établissement finit par le convoquer.

Lors de leur entretien, ce dernier l’interrogea sur les raisons de son échec. Le jeune homme, candidement, lui répondit que ce n’était pas sa faute… que son intelligence était juste trop limitée.

Le directeur, surpris par sa réponse, lui demanda les raisons qui l’amenaient à croire cela. Le jeune garçon répondit qu’il avait obtenu « seulement » 99 à son examen d’évaluation.

Le directeur comprit alors ce qui était arrivé. Et il lui expliqua que ces « 99 » n’avaient rien à voir avec son QI ; qu’il s’agissait d’un pourcentage présentant son classement parmi les autres élèves ayant passés l’examen ; qu’en fait, il avait obtenu un meilleur score que 99% d’entre eux.

D’un coup d’un seul, le garçon réalisa son erreur. Il n’était absolument pas limité par son intelligence, bien au contraire. Ce qu’il avait pensé, il l’avait pensé à tort.

La fin de l’histoire fut aussi surprenante que son début. L’élève, qui après cet discussion se perçu comme étant plus intelligent que la plupart des autres élèves, se mit à avoir d’excellentes notes ! Il réussit son année.

La morale de l’histoire

Belle histoire, n’est-ce pas ?

Mais, le plus beau dans ce récit, c’est qu’il s’agit d’une histoire vraie. Elle a fait la Une des journaux américains il y a plusieurs années.

Ceci nous révèle une leçon importante : qu’importe votre potentiel et vos compétences intrinsèques, vous aurez toujours des résultats à la hauteur de vos attentes.

Ces attentes, vous les définissez à partir de votre perception de vous-même.

Cela ne veut pas dire qu’il faille vous dire que vous êtes brillant, intelligent ou doué pour le devenir instantanément. Vous ne pouvez (probablement) pas obtenir des résultats au-delà de ce que vous permettent d’accomplir vos compétences. Je ne deviendrai pas un virtuose au piano en me convainquant que j’en suis un (si toutefois j’étais capable de m’en convaincre, car nos attentes, ainsi que notre perception de nous-même, sont grandement définis inconsciemment).

En revanche, mal vous percevoir vous empêche d’exploiter vos pleines capacités, et d’atteindre ce que vous auriez -potentiellement pu atteindre.

Comme nous devinons souvent mal l’ampleur de nos capacités, il est certain qu’en améliorant notre perception de nous-mêmes nous découvrirons AUSSI des qualités insoupçonnées.

Le lien entre perception de soi et estime de soi

Perception de soi, Estime de soi : les deux sont liées, bien qu’elles paraissent distinctes en apparence. Pour être tout à fait exact, la perception de soi est une des facettes de l’estime de soi. Une mauvaise estime confère une mauvaise perception, et vice versa. En améliorant son estime de soi, on améliore aussi sa (ou ses) perception(s) de soi.

Meilleure est l’estime, meilleur est le succès

Avec une bonne estime de soi, on se fixe des objectifs plus ambitieux, on se sent capable de les atteindre, et on pense les mériter.

Même si nos compétences et notre perception de nous ne sont pas (encore) idoines pour accomplir ce que nous entreprenons, nous nous sentons capable d’acquérir les prérequis nécessaires au succès. Et, au-delà de cela, nous nous sentons capable de réussir tout ce que nous pensons réalisable. En résumé : nous croyons en nous-même !

Votre estime détermine (aussi) la qualité de vos relations

Votre estime de vous-même n’impacte pas seulement votre réussite scolaire, professionnelle, sportive ou artistique. Elle influence votre réussite sociale.

Quand vous possédez une bonne estime de vous-même, vous êtes plus énergique, plus optimiste, plus à l’aise et bienveillant auprès des autres. Cela vous octroie du charme, du charisme social.

Plus important encore, votre estime détermine votre capacité à apprécier les autres. Ceux qui n’ont pas suffisamment d’amour PROPRE ne peuvent pas en donner aux autres ! On ne peut donner que ce que l’on a pas…

« Attendre le pire de l’autre, c’est aussi lui offrir le pire de nous-même »

Enfin, comme vous êtes plus positif et bienveillant :

  • Vous avez tendance à attendre le meilleur des autres, et non le pire.
  • Vous pouvez donner le meilleur de vous aux autres.

A l’instar de sa propre perception de soi, quand on perçoit négativement autrui, qu’on s’attend à ce qu’il soit désagréable, mauvais, malintentionné, on se méfie et on est moins agréable avec lui. On agit en adéquation avec nos attentes. En retour, on attire aussi la défiance des autres, et une attitude moins agréable.

COMMENT AUGMENTER SON ESTIME DE SOI ?

Bonne question : j’allais justement y venir !

L’estime de soi n’est pas une science exacte et je suis loin d’être le plus ferré sur le sujet. Je vais néanmoins tâcher d’apporter quelques éléments de réponse.

Il y a deux recommandations que vous pouvez suivre immédiatement et qui, à coup sûr, augmenteront votre estime de vous-même :

  1. Faites-vous du bien, sentez-vous bien !

Non, je ne cherche pas à encourager l’hédonisme. Je veux encourager à faire des choses – n’importe quoi – qui font se sentir bien dans sa peau.

Cela peut-être :

  • Acheter et porter de belles fringues qui mettent en valeur ;
  • Faire preuve de générosité;
  • Sortir de sa zone de confort pour faire ce que l’on n’a jamais osé faire auparavant ;
  • Faire de la visualisation positive ;
  • Prendre un bain chaud ;
  • Etc., etc.

Voilà le principe : à chaque fois que vous faites quelque chose qui vous fait du bien – qui fait vous sentir bien dans votre vie, bien dans votre peau – vous gagnez quelques points d’estime de vous !

A l’inverse, évitez les situations et les personnes susceptibles de vous faire vous sentir mal. Cela peut paraître évident, mais nous avons souvent du mal à changer certaines situations ou habitudes, et nous séparer des gens nocifs.

  1. Adoptez un dialogue intérieur positif.

Cessez d’être cruel envers vous-même, de déblatérer des critiques négatives à votre égard.

Les mots sont des programmes. Et ce que nous nous répétons encore et encore finit par devenir nos croyances.

  • Vous ne voulez pas croire que vous êtes nul…
  • Vous ne voulez pas croire que vous ne méritez pas d’obtenir ceci, d’avoir cela…
  • Vous ne voulez pas croire que vous ne pouvez pas…

…Vous voulez croire l’inverse ! Que vous êtes capable, que vous méritez, que vous pouvez.

Alors il faut surveiller son dialogue intérieur.

Si cela peut vous aider, lisez What to Say When You Talk to Yourself du Dr. Shad Helmsletter. Après, vous réfléchirez à deux fois avant de laisser de mauvaises pensées traverser votre esprit.

Si vous souhaitez que je réponde à une question ou traite un sujet spécifique dans un prochain article, vous pouvez me contacter en cliquant sur ce lien. Si vous avez apprécié cet article, je vous encourage à le partager avec vos amis, ou toute personne susceptible de l’apprécier. Je vous en serai reconnaissant. Enfin, vous pouvez me suivre en vous inscrivant à ma liste email ou mon compte Twitter.

-Chris Berman

Pourquoi Mélenchon peut gagner les élections présidentielles ?

Dans moins d’une semaine s’ouvrent les élections présidentielles, et s’il y avait bien deux choses sur lesquelles je m’étais interdit d’écrire sur mon blog, c’était bien de la politique et de l’actualité !

  • La politique, parce que c’est un sujet conflictuel – un simple avis contraire avec un lecteur/client potentiel suffirait pour le perdre définitivement…
  • L’actualité, car les articles d’actu deviennent trop vite obsolètes. Pour une question de stratégie, je préfère investir mon temps à rédiger des articles « indémodables », qui auront encore de la valeur dans 10 ans pour la personne qui les lira.

Mais depuis un bon moment maintenant, j’ai pronostiqué une surprise qui m’a valu (surtout au début) les railleries de mes amis. Puis cette idée s’est renforcée aux vues de la tournure qu’a prise la campagne présidentielle. Je pense que Mélenchon va l’emporter – en tout cas, je suis convaincu qu’il a de grandes chances.

Je vais étaler mon raisonnement ci-dessous.

1. Il incarne le vote de gauche aujourd’hui.

Le dernier quinquennat (une erreur de casting), a définitivement « grillé » le Parti Socialiste – pour au moins une bonne décennie.

Le président sortant, qui soit dit en passant n’a pas été élu grâce à son programme ni à ses compétences, mais seulement parce que (1) les Français en avaient complètement ras-le-bol de Sarkozy, et (2) parce que son parti politique était le plus populaire après l’UMP (devenu Les Républicains).

Marre de Coca-Cola ? Prenons Pepsi !… C’est un peu ce qu’il s’est passé aux dernières élections.

À cause du mauvais bilan de Hollande, le nouveau candidat du PS – en l’occurrence Hamon, mais ça aurait pu être Montebourg ou n’importe qui – paie les pots cassés. Tout cela au bénéfice de Mélenchon qui va, certainement, récupérer une grosse partie des électeurs dits « de gauche » qui a été déçue par le PS.

2. L’affaire Fillon…

J’ai commencé à croire en Mélenchon au début de « l’affaire Fillon ».

Historiquement, les Français ont tendance à alterner entre les deux principaux clans politiques : un coup à droite, un coup à gauche. Comme je l’ai souligné plus haut, la logique de la plupart de nos concitoyens est binaire : marre de Coca !? Je prends Pepsi. Et vice versa. Mais j’ignore le reste.

Les Français ne voulant plus du PS, Fillon était logiquement destiné à devenir le futur président de la République… avant qu’il soit discrédité par toutes ses casseroles.

Le vote étant le plus souvent  un vote de popularité – la plupart des gens votent aux élections présidentielles comme ils votent à la Star Academy !… – difficile de croire qu’il ait encore une chance d’être l’homme politique préféré (ou le moins détesté) des Français, ou même le second.

3. Excellent orateur.

Un autre grand avantage de Mélenchon, c’est qu’il est un excellent orateur – bien au-dessus de ses concurrents directs. On a pu le constater lors des deux débats politiques télévisés.

Il s’exprime bien, dit des choses souvent justes et sensées, au point qu’il est assez difficile de ne pas être d’accord avec lui. Cela lui a, je pense, fait gagné beaucoup de points auprès des électeurs indécis.

4. Médiatisé.

C’est aussi l’un des hommes politiques les plus médiatisés (depuis des années déjà) et l’un des MIEUX médiatisés. Ce détail compte pour beaucoup !

  • Aucune casserole qui fait la Une du 20 heures ;
  • Pas de « mauvaise étiquète » (de xénophobe, de sexiste ou d’antisémite) ;
  • Invité à heures de grande écoute à la télé et la radio ;
  • Des documentaires plutôt élogieux sur lui.

En clair, il est favorisé dans les médias, par rapport à ses concurrents directs (hormis Macron peut-être).

5. Le « Tous contre Le Pen » au second tour.

Mélenchon pèse moins que Le Pen dans les urnes. C’est une certitude. Mais par rapport à Fillon, Macron, et tous les autres, c’est beaucoup moins sûr (je pense que les sondages surcotent le vote Macron).

À mon avis, il a tout à fait sa chance d’accéder au second tour. Si c’est le cas, on aurait un second tour Le Pen/Mélenchon.

Si ce face à face se produit, il y aura sans doute une mobilisation anti-FN, comme ce fut le cas en 2002. Tout le monde, à la télé, à la radio, sur les réseaux sociaux, appellerait à voter Jean-Luc Mélenchon. Il récupérerait les voies de gauche, de droite, du centre, peut-être même celles de quelques abstentionnistes du premier tour, et, dans ce cas, il l’emporterait.

***

Conclusion : je mettrais bien une pièce sur Mélenchon.

Mais, bien entendu, ce n’est qu’une spéculation et je peux avoir totalement tort. On verra ça le 23 avril !

Ce que je pense de Mélenchon ?

À titre personnel, je ne voterai pas Mélenchon. Du moins, pas au premier tour.

Certes, il fait des analyses avec lesquelles je suis globalement d’accord – sur la finance, les problèmes sociétaux, l’Union européenne, etc. – et ses interventions médiatiques sont convaincantes…

Mais c’est un roublard de la politique !… Un Politicien professionnel !… Il suffit de s’intéresser à son parcours pour s’en apercevoir. Il n’est pas différent des autres.  C’est bien connu, il y a toujours un gouffre entre ce que disent ces gens-là, et ce qu’ils font concrètement quand ils sont élus.

Mélenchon est, comme l’a bien résumé Asselineau dans un de ces derniers passages à la télé, possiblement un « Tsipras » à la française : du côté du peuple… mais pas trop !