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De l’importance de l’estime de soi ! (+ 2 astuces pour l’améliorer)

Si je vous dis « cette personne a une forte estime d’elle-même », à quoi pensez-vous ? Quelle image vous vient tout de suite en tête ?

Est-ce celle d’une personne vaniteuse, narcissique, arrogante, se croyant bien mieux qu’elle ne l’est ?…

Si oui : vous avez tout faux. Une personne qui s’estime est absolument l’inverse.

Une personne qui s’estime, estime les autres et n’a pas l’impression de se prévaloir contre quiconque. Elle est authentique parce qu’elle s’accepte telle qu’elle est, avec ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses.

On a tort de considérer l’estime de soi comme un défaut. C’est une qualité. Et non des moindres : de celles qu’on devrait tous vouloir développer, avec autant d’obsession qu’un culturiste pour ses biceps.

Votre estime de vous-même détermine la qualité de votre vie. Elle délimite vos ambitions, vos performances et la qualité de vos relations. En manquer ne peut que vous desservir et en avoir trop est impossible. Plus vous en avez, mieux c’est.

Malheureusement, nous avons tendance à la négliger, et beaucoup de nos croyances et habitudes la dégradent. Peut-être pensez-vous qu’il faille avoir une basse estime de soi pour avoir une grandeur d’âme , ou que peu s’estimer rend plus estimable. Or, c’est le contraire qui est vrai.

La perception de soi-même

La perception de soi, autrement dit la manière de se percevoir – à travers son imagination, ses « yeux intérieurs, –  détermine maintes choses. Elle définit ce que nous pensons être capables de faire, les objectifs que nous nous fixons, à quel point nous persistons pour les atteindre. Elle définit nos actions et leurs résultats.

En psychologie, on appelle cela l’effet Pygmalion.

Chacun d’entre nous avons nos propres perceptions de nous-mêmes pour chaque domaine.  Par exemple, j’ai une perception de moi-même en tant qu’écrivain. Je me perçois (inconsciemment ou presque), d’une certaine manière, à travers mon « regard intérieur ». Cela m’amène à avoir des pensées et des ressenti spécifiques qui ont une influence sur mes performances lorsque j’écris.

J’ai aussi une perception de moi-même en tant qu’orateur : lorsque je parle à une personne, ou un groupe, ou lorsque je m’imagine le faire, j’ai des pensées et sensations particulières.

Et, bien entendu, j’ai une perception de moi-même en tant qu’individu en général. Et ces pensées et émotions ont une influence sur mes attitudes, mes attentes et mes performances.

L’effet pygmalion en action

j’ai lu dans un livre de Brian Tracy, Maximum Achievement, une petite histoire qui illustre tout à fait l’influence de la perception de soi sur nos attentes et nos performances.

Un jour, un jeune étudiant – très brillant – fut soumis à un test d’évaluation des compétences avant son entrée à l’Université.

Il découvrit le résultat un peu plus tard : 99.

Ce chiffre signifiait qu’il avait obtenu un score supérieur à 99% des autres élèves ayant passé le test. Un résultat excellent en somme.

Seulement, au lieu de l’interpréter comme il aurait dû, il crut qu’il s’agissait de points de quotient intellectuel. Et, comme il savait que le QI d’un individu moyen est supérieur à 100, il se mit à penser que son intelligence était limitée, trop sans doute pour réussir ses études supérieures.

Qu’arriva-t-il ensuite ? Je vous le donne en mille : il eut des notes catastrophiques au premier semestre, bien en deçà de ses capacités réelles. Si bien que le directeur de son établissement finit par le convoquer.

Lors de leur entretien, ce dernier l’interrogea sur les raisons de son échec. Le jeune homme, candidement, lui répondit que ce n’était pas sa faute… que son intelligence était juste trop limitée.

Le directeur, surpris par sa réponse, lui demanda les raisons qui l’amenaient à croire cela. Le jeune garçon répondit qu’il avait obtenu « seulement » 99 à son examen d’évaluation.

Le directeur comprit alors ce qui était arrivé. Et il lui expliqua que ces « 99 » n’avaient rien à voir avec son QI ; qu’il s’agissait d’un pourcentage présentant son classement parmi les autres élèves ayant passés l’examen ; qu’en fait, il avait obtenu un meilleur score que 99% d’entre eux.

D’un coup d’un seul, le garçon réalisa son erreur. Il n’était absolument pas limité par son intelligence, bien au contraire. Ce qu’il avait pensé, il l’avait pensé à tort.

La fin de l’histoire fut aussi surprenante que son début. L’élève, qui après cet discussion se perçu comme étant plus intelligent que la plupart des autres élèves, se mit à avoir d’excellentes notes ! Il réussit son année.

La morale de l’histoire

Belle histoire, n’est-ce pas ?

Mais, le plus beau dans ce récit, c’est qu’il s’agit d’une histoire vraie. Elle a fait la Une des journaux américains il y a plusieurs années.

Ceci nous révèle une leçon importante : qu’importe votre potentiel et vos compétences intrinsèques, vous aurez toujours des résultats à la hauteur de vos attentes.

Ces attentes, vous les définissez à partir de votre perception de vous-même.

Cela ne veut pas dire qu’il faille vous dire que vous êtes brillant, intelligent ou doué pour le devenir instantanément. Vous ne pouvez (probablement) pas obtenir des résultats au-delà de ce que vous permettent d’accomplir vos compétences. Je ne deviendrai pas un virtuose au piano en me convainquant que j’en suis un (si toutefois j’étais capable de m’en convaincre, car nos attentes, ainsi que notre perception de nous-même, sont grandement définis inconsciemment).

En revanche, mal vous percevoir vous empêche d’exploiter vos pleines capacités, et d’atteindre ce que vous auriez -potentiellement pu atteindre.

Comme nous devinons souvent mal l’ampleur de nos capacités, il est certain qu’en améliorant notre perception de nous-mêmes nous découvrirons AUSSI des qualités insoupçonnées.

Le lien entre perception de soi et estime de soi

Perception de soi, Estime de soi : les deux sont liées, bien qu’elles paraissent distinctes en apparence. Pour être tout à fait exact, la perception de soi est une des facettes de l’estime de soi. Une mauvaise estime confère une mauvaise perception, et vice versa. En améliorant son estime de soi, on améliore aussi sa (ou ses) perception(s) de soi.

Meilleure est l’estime, meilleur est le succès

Avec une bonne estime de soi, on se fixe des objectifs plus ambitieux, on se sent capable de les atteindre, et on pense les mériter.

Même si nos compétences et notre perception de nous ne sont pas (encore) idoines pour accomplir ce que nous entreprenons, nous nous sentons capable d’acquérir les prérequis nécessaires au succès. Et, au-delà de cela, nous nous sentons capable de réussir tout ce que nous pensons réalisable. En résumé : nous croyons en nous-même !

Votre estime détermine (aussi) la qualité de vos relations

Votre estime de vous-même n’impacte pas seulement votre réussite scolaire, professionnelle, sportive ou artistique. Elle influence votre réussite sociale.

Quand vous possédez une bonne estime de vous-même, vous êtes plus énergique, plus optimiste, plus à l’aise et bienveillant auprès des autres. Cela vous octroie du charme, du charisme social.

Plus important encore, votre estime détermine votre capacité à apprécier les autres. Ceux qui n’ont pas suffisamment d’amour PROPRE ne peuvent pas en donner aux autres ! On ne peut donner que ce que l’on a pas…

« Attendre le pire de l’autre, c’est aussi lui offrir le pire de nous-même »

Enfin, comme vous êtes plus positif et bienveillant :

  • Vous avez tendance à attendre le meilleur des autres, et non le pire.
  • Vous pouvez donner le meilleur de vous aux autres.

A l’instar de sa propre perception de soi, quand on perçoit négativement autrui, qu’on s’attend à ce qu’il soit désagréable, mauvais, malintentionné, on se méfie et on est moins agréable avec lui. On agit en adéquation avec nos attentes. En retour, on attire aussi la défiance des autres, et une attitude moins agréable.

COMMENT AUGMENTER SON ESTIME DE SOI ?

Bonne question : j’allais justement y venir !

L’estime de soi n’est pas une science exacte et je suis loin d’être le plus ferré sur le sujet. Je vais néanmoins tâcher d’apporter quelques éléments de réponse.

Il y a deux recommandations que vous pouvez suivre immédiatement et qui, à coup sûr, augmenteront votre estime de vous-même :

  1. Faites-vous du bien, sentez-vous bien !

Non, je ne cherche pas à encourager l’hédonisme. Je veux encourager à faire des choses – n’importe quoi – qui font se sentir bien dans sa peau.

Cela peut-être :

  • Acheter et porter de belles fringues qui mettent en valeur ;
  • Faire preuve de générosité;
  • Sortir de sa zone de confort pour faire ce que l’on n’a jamais osé faire auparavant ;
  • Faire de la visualisation positive ;
  • Prendre un bain chaud ;
  • Etc., etc.

Voilà le principe : à chaque fois que vous faites quelque chose qui vous fait du bien – qui fait vous sentir bien dans votre vie, bien dans votre peau – vous gagnez quelques points d’estime de vous !

A l’inverse, évitez les situations et les personnes susceptibles de vous faire vous sentir mal. Cela peut paraître évident, mais nous avons souvent du mal à changer certaines situations ou habitudes, et nous séparer des gens nocifs.

  1. Adoptez un dialogue intérieur positif.

Cessez d’être cruel envers vous-même, de déblatérer des critiques négatives à votre égard.

Les mots sont des programmes. Et ce que nous nous répétons encore et encore finit par devenir nos croyances.

  • Vous ne voulez pas croire que vous êtes nul…
  • Vous ne voulez pas croire que vous ne méritez pas d’obtenir ceci, d’avoir cela…
  • Vous ne voulez pas croire que vous ne pouvez pas…

…Vous voulez croire l’inverse ! Que vous êtes capable, que vous méritez, que vous pouvez.

Alors il faut surveiller son dialogue intérieur.

Si cela peut vous aider, lisez What to Say When You Talk to Yourself du Dr. Shad Helmsletter. Après, vous réfléchirez à deux fois avant de laisser de mauvaises pensées traverser votre esprit.

Si vous souhaitez que je réponde à une question ou traite un sujet spécifique dans un prochain article, vous pouvez me contacter en cliquant sur ce lien. Si vous avez apprécié cet article, je vous encourage à le partager avec vos amis, ou toute personne susceptible de l’apprécier. Je vous en serai reconnaissant. Enfin, vous pouvez me suivre en vous inscrivant à ma liste email ou mon compte Twitter.

-Chris Berman

L’autre n’a sur soi que le pouvoir que nous lui donnons

L’Homme est un loup pour l’Homme, pensait Thomas Hobbes.

Et, dans l’absolu, il avait raison.

Certaines personnes sont nocives, voire carrément dangereuses pour d’autres. C’est pourquoi nos ancêtres ont inventé la justice, la loi, la prison. C’est aussi la raison pour laquelle il est primordial de trier sur le volet son entourage.

Maintes fois, au cours de notre existence, nous avons été – et nous serons – rejetés, traités injustement, ignorés, rabaissés, calomniés, insultés. Bien des choses poussent les gens à être délétères (la jalousie, l’égoïsme, la vengeance, etc.) Il peut même arriver qu’ils se comportent mal à notre égard par maladresse ou stupidité.

En outre, nous ressentons parfois des émotions négatives qui n’ont pas lieu d’être. Nous digérons difficilement des paroles ou des actes qui ne sont pas mauvais en soi, et n’ont pas vocation à nous blesser.

Mais, l’un dans l’autre, il faut apprendre à gérer sa sensibilité vis-à-vis d’autrui.

Quelques-uns y parviennent d’instinct ; d’autres non, et ils ont un sérieux travail sur eux-mêmes à faire.

Apprendre à gérer sa sensibilité

L’être humain est grégaire. Il a besoin d’un contact régulier avec ses congénères pour se sentir bien, rester en bonne santé mentale.

En termes différents, nous sommes en quelque sorte « interdépendants » les uns les autres. De ce fait, apprendre à communiquer correctement, entretenir ses relations, et gérer sa sensibilité vis-à-vis d’autrui sont d’une importance capitale.

Si vous êtes à fleur de peau, irrité à la moindre critique ou au moindre refus (de la part de qui que ce soit), il sera très, très difficile de vous sentir pleinement épanoui.

Vous avez besoin des autres pour être heureux, mais s’ils « provoquent » chez vous un tas d’émotions négatives, vous vous trouvez dans une impasse !

On ne peut contrôler son prochain ni les évènements qui ont lieu dans nos vies. Il est donc impossible d’éviter le rejet, ni même la malveillance envers soi.

Mais…

L’influence (néfaste) que l’autre a sur nous – plus spécialement sur nos émotions – peut être réduite, drastiquement, si l’on adopte un état d’esprit efficient.

Ce n’est pas « EUX » !

J’ai suivi une formation en relation d’aide et d’écoute (coaching) durant près de 3 ans. Ça a été une excellente expérience, très enrichissante. À bien des égards, elle a changé mon regard sur la vie.

J’y ai retenu une pléthore de leçons, dont une — au moins — mériterait d’être connue de tous.

L’autre n’a sur soi que le pouvoir que nous lui donnons.

Je sais… de prime abord, cet aphorisme semble erroné. Plus d’un est sceptique en entendant cette phrase la première fois.

Pourtant, c’est vrai : nous créons nos propres ressentis, même lorsqu’on en impute l’entière responsabilité à quelqu’un d’autre.

Il est d’usage de croire qu’à cause d’un tiers, on se sent mal – rejetés, en colère, frustrés, malheureux. Mais nous sommes les premiers responsables en réalité.

Personne n’a la capacité, en soi, de faire naître nos émotions à notre place. Nous en sommes les seuls créateurs.

Bien sûr, aucun mauvais comportement n’est à excuser pour autant. Et, de toute évidence, les autres ont une emprise sur nos ressentis. Cela dit, ils ne sont QUE l’élément déclencheur.

Eux ont juste le pouvoir d’influencer nos émotions. Mais nous, et nous seuls, avons le pouvoir de les créer.

Ce qui signifie qu’en se détachant de l’influence de leurs mots et de leurs actions, ceux-là auront peu d’effets sur nous – sinon aucun !

L’autre, en vérité, n’a que le pouvoir que nous lui accordons pour influencer nos émotions.

Nos attentes vis-à-vis d’autrui

Une bonne partie de nos émotions négatives sont dues à nos attentes vis-à-vis d’autrui.

  • Quand vous attendez des autres qu’ils valident tout ce que vous dites ou faites, vous êtes sensitifs aux reproches et à la critique.
  • Quand vous attendez d’une personne qu’elle n’ait d’yeux que pour vous, qu’elle vous fasse toujours passer en priorité, votre amour-propre se froisse facilement.
  • Etc.

En somme, lorsque vos exigences envers un individu — ou un groupe d’individus — sont excessivement élevées, vous êtes en proie à des réactions disproportionnées, qui dégradent votre bien-être.

Ceux qui exigent trop — et Dieu sait qu’il y en a ! — éprouvent davantage de mauvais ressentis.

Non pas qu’ils soient malchanceux. Mais parce que leur ego et leur perception très idéaliste — de la manière dont ils doivent être traité, ou du couple, ou autre — leur donnent des attentes démesurées.

Soyez moins exigeant

Dans votre intérêt, cessez d’en attendre trop.

Nous sommes humains. Ça signifie plusieurs choses :

  • Nous sommes imparfaits ;
  • Nous commettons des erreurs et des maladresses ;
  • Nous avons nos propres insécurités, peurs et craintes, des préjugés, des vices et des faiblesses ;
  • Chacun de nous est la personne qui compte le plus à ses yeux, et, bien souvent, nos intérêts passent avant ceux de n’importe qui (ce qui ne veut pas dire que nous sommes égoïstes) ;
  • Chacun de nous peut, ne serait-ce que par ignorance, se montrer injuste ou cruel.

La liste pourrait s’allonger davantage…

Une multitude de facteurs peuvent nous inciter à prendre des décisions ou des attitudes désagréables envers autrui ; et vice-versa !

Comme je l’ai déjà écrit, il ne s’agit pas d’excuser ; ni d’accepter la stupidité, les mauvaises actions, ou l’immoralité de quelqu’un sans broncher.

En revanche, comme personne n’est parfait ( et loin, très loin de l’être) :

  • N’attendez pas une compréhension, une sympathie ou une attitude invariablement exemplaire de qui que ce soit ;
  • Ne soyez pas étonné si quelqu’un se comporte mal avec vous.

Plus généralement : Cessez d’en exiger tant des autres.

  1. Ils n’iront pas toujours dans votre sens, celui de vos désirs, vos intérêts, de vos points de vue. Ils ont les leurs eux aussi, vous savez…
  2. Ils ne seront pas agréables avec vous tout le temps. Parfois, ils auront des mots durs à votre égard (peut-être pour votre bien ?) D’autres fois, ils pourraient être de mauvaise humeur et facilement irritables. Ils peuvent également se tromper sur votre compte, ou vous rejeter à cause de leurs peurs et insécurités.
  3. Ils ne seront pas TOUS intègres, gentils, intelligents. Certaines personnes sont pernicieuses, malheureusement.

Faites la part des choses

Ce n’est pas non plus parce qu’une personne a fait ou dit quelque chose de déplaisant que (1) c’est volontaire ; (2) ses propos ou actes sont intrinsèquement malveillants.

Ce peut être un ressenti purement subjectif.

Apprenez à prendre du recul, à adopter une perspective plus neutre. Cela permet de mieux comprendre, relativiser, cesser de considérer comme personnel ce qui ne l’est pas.

Quelquefois, les interprétations que vous faites éveillent vos émotions négatives, pas les paroles ou les actions.

Pardonner…

Du reste, certains cas peuvent être beaucoup plus durs à gérer, et passer outre l’influence négative d’une personne — quand celle-ci vous a trahi, brimé, ou pire encore ! — est difficile.

Couper les ponts s’avère souvent indispensable, mais insuffisant.

La solution que je vais vous proposer risque de sembler inappropriée, voire surprenante ; et, probablement, susciter une résistance de votre part. Je pense néanmoins qu’il s’agit de la meilleure chose à faire.

Pardonner.

Oui… vous avez bien lu.

Mais attention ! ne mésinterprétez pas mon conseil. Et ne le sous-estimez pas non plus.

Pardonner n’est pas un acte de faiblesse. Ça démontre au contraire une grande force mentale. Beaucoup en sont incapables, et traînent leurs ressentiments toute leur vie…

En fait, ce n’est même pas un acte de gentillesse — envers celui, celle ou ceux qui ne le méritent pas.

Vous pouvez pardonner pour VOUS, uniquement pour vous. Parce que ça vous permet de tourner la page plus facilement, de ne plus accorder d’importance, donc de pouvoir, à la personne (ou groupe de personnes) et aux évènements passés.

Pardonner, c’est faire en sorte qu’en dépit de ce qui est arrivé, cela n’affecte plus votre avenir.

Tant que vous ressentez de l’animosité, de la haine, de la rancœur ou toute sorte de mauvais ressentis (aussi légitimes soient-elles), il sera impossible de tourner entièrement la page. Ces ressentiments vous retiendront. Ils vous emprisonneront dans votre passé, vous empêcheront d’orienter votre esprit vers une autre direction, une meilleure direction.

On pardonne avant tout pour soi-même. Pour retrouver la paix intérieure.

-Chris Berman

Comment NE PAS utiliser Facebook ? Ou comment les réseaux sociaux peuvent gâcher votre bien-être

Après Google, Facebook est le site internet le plus visité au monde. C’est aussi l’un des plus chronophages. Depuis mon inscription, j’ai perdu un nombre considérable d’heures sur ce réseau social, le plus souvent pour des peccadilles (écrire des commentaires insipides, y répondre, poster des photos, etc.)

Tout ce temps à traîner sur Facebook ne m’a jamais été profitable, et n’a même finalement jamais été très divertissant – à titre personnel, je préfère un bon film ou une bonne série. Si, entre ma 23e et 27e année, j’avais passé autant de temps à lire d’excellents livres qu’à procrastiner dessus, je serais sans doute deux fois plus cultivé qu’aujourd’hui, et j’aurais deux fois plus d’informations intéressantes à partager dans mes articles. Mais enfin, vous savez ce qu’on dit des SI

Ne crachons pas dans la soupe, tout de même. Restons modérés. Facebook a aussi des avantages. Pour ma part, il m’a permis d’entrer en relation avec un certain nombre de blogueurs, écrivains, et personnes très intéressantes, que je n’aurais jamais rencontré sans lui.

Ce n’est pas tant le réseau social, finalement, qui est à mettre en cause. C’est aussi (surtout ?) notre manière de l’utiliser. Pour résumer, disons qu’il y a une bonne et une mauvaise manière d’utiliser Facebook. Une qui est très coûteuse en temps, et j’ajouterai même : en bien-être ; une autre qui peut nous permettre de partager, rester en contact, avoir une vie sociale et un réseau plus riche.

La mauvaise façon d’utiliser Facebook

Facebook, comme tous les autres réseaux sociaux, permet de se construire une sorte de célébrité en étalant sa vie privée en photo, et en la commentant.

C’est somme toute sympa de partager les photos de ses dernières vacances à Marrakech avec ses amis. Le problème c’est que sous les puits de Likes et de compliments qui en retournent, on peut facilement devenir dépendant d’une validation virtuelle, artificielle et éphémère, poussant à une « surenchère » progressive de son ostentation pour en obtenir à nouveau, comme un drogué qui augmente sa dose pour continuer à ressentir les effets de son crack.

La plupart des gens, et on peut le déplorer, utilisent Facebook pour construire et entretenir un petit fan-club qui regonfle leur ego souvent mis à l’épreuve dans la vie quotidienne. En recevant cette reconnaissance, ils se sentent appréciés, estimés, valorisés, au moins pour quelques heures.

Cela n’est peut-être pas une mauvaise chose en soi ; mais attention :

1. Cette validation n’est pas réelle !

Les deux tiers des gens qui « Likes » ne nous apprécient pas vraiment…

Parfois ils veulent juste avoir des likes et de la validation en retour, ou nous enjôler pour une raison X ou Y.

Quand je regarde de près les Likes et commentaires de mes vieilles photos de profils, je m’aperçois que :

  • Presque un tiers d’entre eux vient de personnes que je n’ai même plus dans mes contacts ! Pour quelle raison n’y sont-ils plus, d’ailleurs ? Je me le demande.
  • Un autre bon tiers vient de contacts à qui je n’ai pas adressé la parole depuis perpète !
  • Le dernier tiers représente mes amis proches, ma famille, quelques bons anciens camarades de classes, collègues ou autres, avec qui j’ai gardé un lien assez fort.

Mon cas n’est peut-être pas tout à fait représentatif de la généralité, mais, à mon humble avis, ça montre quand même à quel point tous ces Likes, compliments, et commentaires, ne représentent pas grand-chose.

2. Cette validation est néanmoins hyper addictive !

Elle est addictive, notamment chez les individus qui en reçoivent peu dans leur vie de tous les jours.

Après tout, nous sommes humains. Nous avons TOUS besoin d’amour et d’attention, qu’on en ait conscience ou non. Ceux qui ont des difficultés à en recevoir suffisamment dans leur quotidien ont tendance à en chercher dans le monde virtuel – sur Facebook en particulier (très propice pour cela), mais aussi sur d’autres réseaux sociaux et les sites de rencontres.

Malheureusement, c’est un cercle vicieux.

Plus on recherche la validation sur ces plateformes virtuelles, plus on investit un temps considérable à embellir son image dessus, à donner une perception onirique de son style de vie, au lieu d’améliorer sa VRAIE vie.

On finit par creuser un fossé entre celle qu’on expose sur le net, et celle qu’on expérimente journellement.

Ne cherchez pas la reconnaissance sur Facebook

Il y a un tas de moyens de ressentir qu’on est une personne avec beaucoup de valeurs et de qualités. Il n’y a même pas besoin d’aller chercher la preuve chez les autres. Il suffit de se mettre devant un miroir et de se glisser quelques compliments ! On se sent tout de suite mieux.

Du narcissisme dites-vous ? Oui, et alors ? C’est du narcissisme positif ! C’est bon pour le moral, et après tout, se suffire, être sa propre source de reconnaissance, est la meilleure voie : celle de l’indépendance.

Vous pouvez aussi passer plus de temps avec les gens qui vous apprécient déjà (sans avoir à faire d’effort) : les membres de votre famille, vos amis très proches.

Exceller dans un domaine, ou faire des activités qui suscitent le respect et l’admiration d’autrui peut être une autre façon d’en recevoir – bien que la reconnaissance ne soit pas l’objectif poursuivi.

En bref, on peut très bien entretenir une bonne estime de soi et avoir sa dose de reconnaissance sans Facebook !

Utiliser Facebook comme « outil » pour obtenir l’approbation des autres est une mauvaise idée, qui peut être assez néfaste en vérité.

La plupart des gens ne sont pas honnêtes sur Facebook, ils affichent le bon côté de leur vie et cachent le mauvais.

  • Ils montrent des photos d’eux en train de s’amuser en soirée, mais pas celles où ils vomissent et ont la gueule de bois (sauf s’ils pensent que ça les valorise…)
  • Ils montrent leurs photos de vacances, celles où ils sont au restaurant avec leur groupe d’amis, etc., mais pas celles de leurs journées difficiles au boulot, ni celles où ils s’ennuient chez eux, ni celles où ils crient sur leurs gosses.

Ce n’est pas leur vie qu’ils exposent, c’en est un certain aspect – pour plaire à leurs « amis ».

Un double effet négatif

Ils n’en sont pas forcément conscients, mais ils le font néanmoins.

Et ce manque d’authenticité a deux effets négatifs :

  • Quand ils regardent les profils des autres (qui « trichent » comme eux), ils ont l’impression que tout le monde a la belle vie autour d’eux, que tout le monde est heureux, sort, s’amuse, voyage.

On peut trouver une pléthore d’études qui concluent que l’utilisation des réseaux sociaux accentue les risques de dépression ; parce que, évidemment, quand l’on voit tout le monde  donner l’impression d’avoir une vie 100 fois meilleure à la sienne, ça renforce son malaise. Même si, en réalité, elle n’est pas meilleure.

  • Ils sont comme des vendeurs de foires qui vantent les mérites de leur produit en attirant l’attention des chalands sur ses qualités, tout en sachant qu’au fond celui-ci est (beaucoup) moins bien qu’ils le laissent entendre.

Cela donne une sensation désagréable, comme un manque d’authenticité, de congruence.

Comment ne pas avoir l’impression d’être un « fake » quand on passe autant de temps à mettre une vie imaginaire en exergue, alors qu’on sait qu’elle est beaucoup moins bien en réalité.

En braquant les projecteurs sur les bons côtés, on braque notre esprit sur les mauvais !

Et cela n’a absolument rien d’épanouissant.

Plus de temps sur Facebook = Moins pour améliorer sa VRAIE vie

Facebook est comme la télévision : son usage a un coût en temps. Du temps que vous auriez pu investir ailleurs : dans la lecture, ou avec vos vrais amis ou les gens qui vous apprécient vraiment, ou toute sorte d’activité profitable.

Une journée ne durant que 24 heures, moins les 8 heures de sommeil, moins les 2 à 3 heures (minimum) nécessaires aux divers besoins quotidiens et à son hygiène personnelle, moins les heures de travail, et – pour les parents – moins les heures à s’occuper de ses enfants. Votre temps est (très) limité. Traîner tel un zombie sur Facebook – comme le font beaucoup de gens aujourd’hui – n’est pas la gestion la plus intelligente qu’on puisse en faire.

Surtout que sa qualité de vie est régie, comme toute chose,  par le principe de l’entropie.

Qu’est-ce que c’est ?

Je le résumerais ainsi :

Tout est fait pour s’améliorer OU régresser ; rien ne reste jamais constant.

  • Un culturiste va perdre de la masse musculaire dès l’instant où il va cesser de s’entraîner.
  • Quelqu’un qui cache 100 euros sous son matelas va, après un an, perdre du pouvoir d’achat ; parce qu’avec l’inflation, la valeur réelle de la somme va diminuer.
  • Un blogueur pro, qui met de côté son blog, va peu à peu perdre de l’audience et du chiffre d’affaires.
  • Etc., etc.

C’est le même principe pour sa qualité de vie. Si vous ne faites jamais rien, au présent, pour l’améliorer dans le futur, votre bien-être a beaucoup de chance de se détériorer au fil du temps !

Et, en passant plusieurs heures par jour sur Facebook, vous en prenez directement le chemin. On récolte ce que l’on sème.

D’autant plus qu’au lieu de perdre du temps dessus oisivement, poursuivre et atteindre ses objectifs, sortir de sa zone de confort, accomplir des changements – même les plus petits – procure du bien-être immédiat : un sentiment de satisfaction et un gain d’estime de soi-même.

On prend souvent plaisir, au moment présent, à améliorer sa vie future.

En conclusion

Facebook (ou n’importe quel autre réseau social) n’est pas mauvais en soi. Mais il faut faire attention à la manière dont on l’utilise.

C’est comme avoir un couteau en main : cela peut servir. Avec, on peut couper sa viande, ou un objet. Mais cela peut aussi blesser gravement.

Assurez-vous de vous en servir pour les bonnes raisons, et jamais pour les mauvaises.

  • N’utilisez pas Facebook pour rechercher la reconnaissance des autres, pour vous draper de vos dernières vacances, de votre apparence physique, ou de quoi que ce soit.
  • Perdez le moins de temps possible à traîner dessus sans aucun but précis.

Au lieu de cela, utilisez Facebook (ou autre) pour :

  • Rester en contact avec votre famille et les amis qui comptent vraiment (et pour qui vous comptez) ;
  • Participer à des groupes de discussion intéressants, ou en créer ;
  • Promouvoir votre marque, votre blog, vos articles ;
  • Développer votre réseau professionnel ;
  • Partager des informations utiles.

Et, bien sûr, si vous avez apprécié cet article, vous pouvez vous abonner à mon compte Twitter (tout nouveau) pour être alerté de mes nouveaux articles. Ça, c’est un exemple d’usage intelligent d’un réseau social !

-Chris Berman

Conseil bien-être : pratiquer la gratitude !

Il y a une chose que vous n’apprendrez jamais sur les bancs de l’école. C’est que votre objectif principal dans la vie (que vous en ayez conscience ou non) est d’optimiser votre bien-être, et que ce dernier découle principalement de votre état d’esprit.

Pour vous sentir bien dans votre peau, bien dans votre vie, vous devez (re)façonner votre manière de voir, penser, et interpréter les choses.

Aucun bon résultat n’est possible sans un état d’esprit approprié. Cette règle est valable quels que soient les domaines de votre vie. Même en obtenant toutes  les conditions et les possessions que la société nous fait désirer – la richesse, la gloire, la villa en bord de plage, la belle bagnole de sport, etc. –  nous ne sommes pas garantis d’être heureux ; loin s’en faut.

Nous pouvons tout à fait entretenir un sentiment d’insatisfaction permanent, parce que nous focalisons uniquement notre attention sur ce que nous n’avons pas (et nous ne pouvons pas tout avoir !) plutôt que sur ce que nous avons déjà.

« Sage est celui qui ne s’afflige pas de ce qu’il ne possède pas, mais se réjouit de ce qu’il possède »

Epictète

Il y a encore quelque temps, je vous aurais dit que prendre un moment dans la journée pour ressentir de la gratitude était inutile. Je pensais qu’il s’agissait d’un autre concept new-age inutile, inventé par des pseudo-gourous de la spiritualité.

Mais, depuis, j’ai fait amende honorable.

Pratiquer la gratitude est bénéfique pour soi-même. Je dirai même plus : toute personne qui prend son bien-être au sérieux devrait consacrer (au moins pour commencer) un moment dans sa journée pour éprouver de la gratitude !

Pratiquer la gratitude : un conseil  très ancien

Tout d’abord, ce n’est pas un concept « new-age ». C’est une recommandation TRÈS ancienne qui a traversé le temps et les civilisations.

On trouve des textes bouddhistes vieux de plus de 3000 ans qui conseillent de pratiquer la gratitude.

« L’homme de peu de valeur ne pratique pas la gratitude, il oublie les bienfaits qu’il reçoit, mais la personne de valeur pratique la gratitude et se souvient des bienfaits qui lui sont accordés. »

(Citation Bouddhiste)

De même, on trouve ce conseil dans les deux majeures religions monothéistes :

« Rendez grâce en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. »

Le Nouveau Testament.

« Nourrissez-vous des bonnes choses qui vous ont été prodiguées et manifestez la gratitude envers Dieu. »

Le Coran

Ce n’est donc pas un simple effet de mode, mais un ancien principe revenu au goût du jour. Et sans doute pas sans raison…

La gratitude à ses raisons que la raison ne doit pas ignorer !

Mais ne parlons pas religion ou spiritualité. Parlons Sciences ! Pour beaucoup, c’est le seul domaine qui arrive à convaincre…

Il a été démontré que prendre l’habitude de ressentir de la gratitude :

  1. Rendait plus optimiste ;
  2. Donnait plus d’énergie ;
  3. Faisait se sentir plus enthousiaste ;
  4. Rendait plus joyeux ;
  5. Contribuait à rester en bonne santé (soit : moins souvent malade) et nous permettait de vivre plus longtemps ;
  6. Rendait plus altruiste, plus généreux et moins envieux des autres.
  7. Fortifiait les liens avec ses proches ;
  8. rendait plus créatif ;
  9. Aidait à être plus résilient pour affronter les diverses tribulations de la vie.

… Et bien d’autres choses encore !

(Études rapportées dans ce livre)

En outre, des études en neurologie ont démontré que chacune de nos émotions avait leur propre circuit neuronal dans le cerveau. Et ces circuits, à l’instar d’un muscle, se développent un peu plus à chaque fois qu’ils sont sollicités.

Autrement dit : plus vous éprouvez le sentiment de gratitude, plus il est facile de le ressentir à nouveau – sans aucun effort conscient.

Que votre gratitude se dirige vers Dieu, l’Univers, des évènements ou des personnes en particulier. Qu’elle passe par la prière, par des affirmations écrites ou prononcée à voix haute, ou par de simples pensées : vous obtiendrez des bénéfices à l’exprimer !

Pratiquer la gratitude purifie littéralement vos mauvais ressentis et les remplace par d’autres, plus positifs.

Je ne suis pas le seul à le dire.

  • La science le dit ;
  • Les religions le disent ;
  • Des personnalités, bien plus spirituellement élevées que moi, l’ont dit – de Confucius à Gandhi, en passant par Epictète et Jesus-Christ.
  • Ceux qui pratiquent la gratitude quotidiennement vous le diront aussi.

Cultiver la gratitude fera une grande différence !

Peut-être pas demain, ni la semaine prochaine ; mais, telle une plante que l’on arrose chaque jour, les bienfaits se feront plus visibles au fur et à mesure que vous cultivez cette habitude.

Vous expérimenterez un meilleur état émotionnel et,  devinez quoi ?, vous vous sentirez plus heureux !

« Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté, même dans la richesse »

Confusius

Ps – pour aller plus loin : La gratitude : Savoir et oser l’exprimer ; un petit livre rapide et sympa à lire, qui donne quelques exercices pratiques.