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Pourquoi le plaisir immédiat conduit à l’insatisfaction permanente

« Un jour, je… »

Un jour j’écrirai mon premier livre, je lancerai mon blog, j’apprendrai l’anglais…

C’est le genre de phrases qu’on entend partout, tout le temps.

Mais combien concrétisent ce à quoi ils aspirent ?

Très peu.

Pourtant, c’est rarement le talent, la chance ou l’intelligence qui leur manque, mais pour un attribut bien plus basique.

L’incapacité à renoncer au plaisir immédiat.

Faire preuve d’abnégation, c’est la différence fondamentale entre ceux qui réussissent, et tous les autres.

Prenons un exemple ô combien courant !…

Les gens qui veulent perdre du poids sont nombreux ; quelques-uns y parviennent, mais beaucoup échouent.

Toutefois, maigrir n’est pas si difficile en soi. Ça ne demande ni chance ni talent particulier.

La tâche se résume à peu près à ceci : surveiller son alimentation, se dépenser et persévérer.

Rien de sorcier.

Ceux qui réussissent se distinguent dans leur détermination à résister aux multiples tentations qui procurent un plaisir sur l’instant, mais les détournent de leur objectif — aliments caloriques, grignotage et indolence.

Tous les autres échouent parce qu’ils finissent irrémédiablement par succomber à ces tentations.

Je ne prétends pas qu’il est simple de renoncer au plaisir immédiat. Au contraire, là réside justement la difficulté de tout accomplissement qui vaut la peine d’être atteint !

Mais, comme dit l’adage : Celui qui veut entreprendre trouve les moyens ; celui qui ne veut pas trouve les excuses .

Trop souvent les excuses servent à légitimer à tort le choix du plaisir immédiat aux dépens de ses objectifs.

  • Rester vautré sur son canapé à regarder la télé plutôt que courir ;
  • Manger des chips plutôt que de rester à jeun ;
  • Le fast food plutôt que les légumes ;

Et la plupart d’entre nous sommes des « experts en excuses » !…

Ils aimerait faire ou obtenir ceci ou cela, mais sans payer le prix d’aucun renoncement.

Le renoncement est temporaire, pas définitif

En bon indépendant, j’organise mon quotidien à peu près comme il me plaît.

Chaque matin au réveil, plusieurs choix s’offrent à moi.

Je peux démarrer la journée en me mettant immédiatement au travail, et avancer sur mes projets.

Ou je peux atermoyer, rester dans mon lit, regarder la télé, jouer aux jeux vidéo, traîner sur les réseaux sociaux, etc., en me disant que le boulot peut bien attendre.

Je préfère la première option.

Pas parce que je préfère écrire, mais parce que j’ai conscience qu’il s’agit du prix à payer pour garder mon indépendance et faire ce que j’aime.

Est-ce que je renonce à toute forme de divertissement pour autant ?

Absolument pas.

Il ne s’agit pas d’abandonner tout ce qui procure du plaisir ; seulement de donner la priorité aux tâches importantes.

Renoncer au plaisir immédiat, c’est renoncer temporairement au plaisir.

Rien ne m’empêche de me vautrer sur le canapé en fin de journée — après avoir bien travaillé. Comme rien n’empêche un type de sauter un entraînement ou savourer un muffin après qu’il a perdu 10 kilos, pourvu que l’objectif soit atteint.

Renoncer au plaisir peut durer quelques minutes, heures, jours ou semaines., mais lorsque vous êtes arrivé à vos fins, libre à vous de relâcher (un peu) vos efforts.

Votre satisfaction n’en sera que meilleure !

Les nombreuses fois où vous aurez à faire le choix entre (1) quelque chose d’agréable mais improductif, ou (2) cheminer vers un désir ambitieux qui vous procurera une satisfaction permanente, pensez-y !

Votre capacité à résister (temporairement) à la tentation du plaisir immédiat est une qualité qui fait la différence entre la réussite et l’échec.

-Chris

Investir du temps OU en dépenser ? Le choix vous appartient !

Le temps est une ressource, comme l’argent. Vous pouvez l’utiliser de deux manières : en l’investissant ou en le dépensant.

Investir du temps, c’est faire quelque chose, n’importe quoi, qui vous permette de progresser vers vos objectifs, d’être plus compétent, d’accroître votre bien-être futur.

Dépenser du temps, c’est le consacrer à toute activité qui n’a aucune plus-value à long terme, mais qui peut, éventuellement, vous procurer du plaisir ou de la satisfaction au moment présent.

Écrire cet article, par exemple, est un investissement. Primo, parce que le rédiger m’exerce à l’écriture. La pratique, nous le savons, permet de devenir un pouième meilleur à chaque fois. Comme l’a dit Stephen King : « Si vous vous entraînez 15 minutes par jour pendant 10 ans, vous allez prendre du muscle. Si vous écrivez une heure et demi par jour pendant 10 ans, vous allez devenir un bon écrivain. »

La pratique permet de développer son potentiel – quelle que soit la discipline. Plus j’écris, meilleur je deviens et plus j’avance dans mon projet.

Secundo, j’étoffe le contenu de mon blog. Cela permet à mon site web d’être un peu mieux référencé, de proposer un article supplémentaire aux visiteurs, de promouvoir ma marque (d’auteur indépendant) et mes services.

A la place, j’aurais pu faire autre chose… Quelque chose que le bon citoyen lambda considère comme plus divertissant. Regarder la télé, jouer aux jeux vidéo, surfer sur le net, aller au ciné, peu importe. Mais alors, je dépenserais

…je dépenserais mon temps, au lieu de l’investir dans ma mission, dans la poursuite de mes objectifs, dans mon succès futur.

Dépenser ? oui, mais jamais sans condition

N’allez pas me prendre pour un stakhanoviste extrémiste ! J’en suis loin, et je n’ai rien contre l’hédonisme, tant qu’il est raisonné.

Le problème n’est pas de s’autoriser un peu de repos ou de plaisir çà et là, bien au contraire. C’est d’investir trop peu de temps ; ou, si vous préférez, d’en dépenser beaucoup trop. C’est un des pièges dans lequel beaucoup de gens tombent, notamment après avoir fini leurs études.

La Fontaine avait raison !

Rappelez-vous la fable La Cigale Et La Fourmi : « La Cigale, ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue […] »

Trop dépenser son temps cause toujours des effets négatifs. Si vous dépensez tout votre temps, sans jamais l’investir dans quoi que ce soit, vous allez vous restreindre, vous attirer des problèmes et des conditions désagréables. Vous serez la cigale qui se gèle le cul dehors l’hiver, et non  la fourmi, à l’aise et bien au chaud.

Une grande partie de la population se condamne à un style de vie moyen, voire médiocre, à cause de cela.

  • Elle garde un boulot ou un poste qu’elle n’aime pas, parce qu’elle préfère passer tout son temps libre à regarder la télé, et « tuer le temps » avec des occupations sans intérêt, au lieu d’acquérir des savoir-faire et des connaissances qui lui permettraient d’avoir MIEUX, dans prochains mois ou prochaines années.
  • Elle laisse de côté son enrichissement personnel, qui pourrait pourtant lui offrir plus de réussite – sociale, amicale, amoureuse, professionnelle et financière – et la rendre plus heureux.

Quand je vois certaines personnes qui dépensent leur temps (donc leur vie !) à s’emmerder, je me sens vraiment désolé pour eux ! Ces jeunes qui traînent en bas de chez eux, qui jouent aux jeux vidéo toute la journée, qui restent figés – presque mécaniquement – devant leur écran d’ordi ou de télé… J’ai envie de leur dire : « Mais, p*tain de m*rde ! Allez prendre un livre ; reprenez vos études ; trouvez un projet professionnel ; faites n’importe quoi, mais faites quelque chose ! » Quand on n’a rien faire, on ne peut pas s’étonner d’être un bon à rien…

« Tout ce qui ne vient pas à la conscience revient sous forme de destin. »

Carl Gustav Jung

Le succès : plus dur à bouger qu’une montagne

Si vous n’allez pas au succès, le succès n’ira pas à vous !

Quel que soit le domaine dans lequel vous voulez réussir – le blogging, l’écriture ou tout autre chose, – y investir du temps est le pas en avant qui vous rapproche du succès, tandis qu’en dépenser (dans n’importe quoi d’autre d’inutile) et un pas en arrière.

Avant de dépenser, assurons-nous toujours d’avoir suffisamment investi. Si nous faisons deux pas en arrière après en avoir fait un en avant… nous reculons. Mieux vaut en avoir fait BEAUCOUP devant nous, avant de s’autoriser d’en faire quelques-uns derrière.

Voilà la règle : investissez beaucoup, dépensez peu ; investissez d’abord, dépensez ensuite. 

  • Avant de vous autoriser deux heures devant la télé (« le repos du guerrier ! »), vous devriez en avoir consacré au moins le double à vous rapprocher de vos objectifs.
  • Avant de passer le week-end en amoureux avec votre chéri(e), vous devriez avoir passé au moins toute une semaine à bosser.
  • Avant de vous octroyer 2 semaines de vacances, vous devriez avoir travaillé dur toute l’année.

Sinon, vous ne progresserez pas, ou peu, vers vos objectifs.

Et si vous pouvez vous passer totalement des distractions inutiles (de la télé notamment), vous faire plaisir en investissant en même temps – en lisant un bon bouquin par exemple, – c’est encore MIEUX ; vous vous rapprocherez du succès encore plus vite, encore plus sûrement.

Agir c’est investir

Surtout, ne restez pas les bras croisés à ne rien faire durant votre temps libre. Votre temps libre est précieux, et il n’est pas fait QUE pour vous reposer ou vous divertir. Encore moins pour glander. C’est aussi du temps pour investir ; pour progresser dans ses projets, devenir meilleur.

Dépensez peu ; investissez beaucoup, quand vous pouvez, autant que vous le pouvez :

  • Lisez des livres, pour enrichir vos connaissances, trouver l’inspiration, cultiver un état d’esprit optimiste.
  • Développez votre potentiel, dans le domaine, l’art, ou la discipline où vous voulez réussir.
  • Rencontrez des gens qui peuvent vous aider, provoquer des opportunités.
  • Travaillez – dur – pour atteindre vos objectifs, réalisez votre « mission » (la chose à laquelle vous aspirez plus que tout.)

Puis, quand vous serez satisfait de ces investissements, soyez bon prince avec vous-même et accordez-vous (enfin) un petit moment pour dépenser. Repos soldat ! Vous l’avez mérité.

« La vie est divisée en trois termes : ce qui était, ce qui est et ce qui sera. Tirons les leçons du passé pour profiter du présent, et du présent pour mieux vivre l’avenir »

William Wordworth